Jean Michel Basquiat

« Je ne suis pas un artiste noir. Je suis un artiste. »

 

Jean-Michel Basquiat est né en 1960 à Brooklyn d'un père haïtien et d'une mère portoricaine qui l'initie très jeune à l'art en l'amenant souvent dans des musées. 

 

Le jeune Basquiat est un passionné de dessin et de lecture, il fait la lecture de volumes dans trois langues différentes, soit l'anglais, le français et l'espagnol.

 

Vers l'âge de sept ans, il se voit contraint d'être hospitalisé suite à un accident de voiture.

 

Pour faire de son séjour un élément plus positif, sa mère lui offre un livre d'anatomie intitulé « Gray's anatomy ».

 

Ce dernier constitue une influence majeure pour Basquiat qui s'en sert comme inspiration dans le cadre de la première partie de son oeuvre, quelques années plus tard.

 

De retour à New York en 1976, il est inscrit dans une école pour jeunes doués et y fait la rencontre d'un personnage qui deviendra son grand ami et compagnon graffiteur, Al Diaz.


C'est en 1977 que Basquiat commence à signer ses graffitis SAMO (ou same old shit ), signifiant en français littéralement « même vieille merde » ou plus proprement dit « rien de neuf ».

Le graffiti urbain a quant à lui fait son apparition avec les guerres ou lors de révolutions (Seconde Guerre mondiale, Guerre d'Algérie, Mur de Berlin, Irlande du Nord, etc.). Il se voulait souvent un cri de revendication, une façon d'exprimer une colère ou une manière d'afficher ses couleurs pour des peuples n'ayant souvent pas le droit de parole. 

Pour combler l’absence des artistes noirs dans les musées américains, l’ambition de Basquiat se double très vite d’une quête identitaire placée sous le signe de la négritude. Son goût pour le métissage culturel et sa haine du racisme nourrissent une œuvre néo-expressionniste parfois sombre et angoissée.

 

À la fin des années 1970, alors que Keith Haring couvre aussi les murs de graffitis, Basquiat devient une figure de l’East Village. Il travaille seul ou en collectif, fonde un groupe de rock et participe à un film indépendant.

 

C’est à cette occasion qu’il rencontre Andy Warhol, pape consacré de la Pop culture. Basquiat commence à exposer ses œuvres et la fréquentation de Warhol lui offre une plus grande visibilité.

 

La carrière de Basquiat connait une irrémédiable ascension à partir de 1981. Un article lui est consacré dans Artforum sous le titre « The Radiant Child », soulignant son charisme. Il trouve l’appui de la marchande d’art Annina Nosei qui lui réserve le sous-sol de sa galerie comme espace de travail. 

Jean Michel Basquiat

En 1981 et l’artiste peint sans arrêt, il travaille constamment sur 10 à 20 oeuvres simultanément ! Son univers est très complexe.

 

Malgré cette vitesse d’exécution, le jeune prodige n’arrive pas à produire assez de tableaux pour satisfaire toutes les demandes. Car en plus des acheteurs, toutes les galeries d’arts veulent désormais exposer le grand Jean-Michel Basquiat, y compris le célèbre MOMA de New-York qui lui avait pourtant refusé cet honneur auparavant.

 

Ainsi en 1986 par exemple, Basquiat a réalisé 9 expositions personnelles auxquelles s’ajoutent 3 expositions en collaboration avec Andy Warhol, et  presque vingt exhibitions collectives à l’international.

 

Un engouement universel qui explique le nombre impressionnant de ses oeuvres, estimé à 1 000 peintures et 1 500 dessins.

 

L’évènement le plus éloquent est sans équivoque sa dernière exposition solo pour laquelle il produisit la totalité des oeuvres en seulement 3 jours et 3 nuits, signant au passage l’un de ses tableaux les plus reconnus : “Riding With The Death” – Un autoportrait de lui chevauchant un squelette, prémonition de sa mort approchante.


Les périodes de la vie de Basquiat :

La carrière de Basquiat se divise en trois périodes spécifiques et particulièrement significatives ...


 

 

 1980 et 1982

 

Durant la première, entre 1980 et 1982, l'artiste démontre son obsession pour la mort de l'homme en peignant, la plupart du temps sur toile, des représentations de silhouettes squelettiques ainsi que des visages s'apparentant à des masques.

 

Aussi, il peint en s'inspirant de ce qu'il voit dans la rue : enfants, voitures, graffitis, pauvreté, etc.

 

En 1982, il est invité à participer à une exposition avec plusieurs autres artistes émergeants tels que Julian Schnabel, Francesco Clemente et David Salle.

 

D'ailleurs, Schnabel réalisera en 1996 le long métrage biographique intitulé Basquiat, en l'honneur de son ami.

 

 

Jean Michel Basquiat oeuvre

1982 à 1985

 

De 1982 à 1985, l'artiste révèle son intérêt pour son identité noire et son histoire en représentant des personnages noirs historiques ou contemporains faisant figure de proue ainsi que les évènements qui en découlent.

Son travail se compose essentiellement de peintures sur panneaux multiples, pleines de superpositions d'éléments, allant de l'écriture au collage, par exemple.

 

 

 

1986 à 1988

 

La troisième et dernière période s'échelonne sur deux ans : de 1986 à 1988, année de sa mort.

 

Basquiat peint en utilisant des techniques, des styles et des éléments jusque-là jamais utilisés dans son oeuvre.

 

L'influence de l'héroïne, dont il dépend, est très palpable. 

 

En février 1987, la mort de Andy Warhol vient bouleverser le coeur et l'âme de Basquiat , déjà en un très mauvais état suite à ses abus d'héroïne.

 

Le jeune homme n'est plus le même suite à ces évènements.

Son sentiment d'être incompris s'encre davantage dans sa vie quotidienne : seul Warhol savait comment le toucher.

 


L'artiste s'éteint le 12 août 1988, à l'âge de 27 ans, d'une surdose d'héroïne.

 

Comme nous l'avons dit, entre 1986 et 1988, année de sa mort, l'artiste fait l'utilisation de méthodes de création inusitées et jusque-là jamais utilisées dans son oeuvre, ce qui a pour résultat de maximiser son influence. 

 

 Le côté hybride de son art, résultat d'un mélange de techniques telles que la peinture, le graffiti et les collages par exemple, donne envie aux autres artistes de sans cesse rendre leurs oeuvres plus originales et percutantes, résultat direct de l'apport du prodige.

 

Si Basquiat admettait avoir puisé son influence dans l'oeuvre de Dali, de Picasso, de Goya ou de Warhol, ses réalisations n'ont rien à envier à celles de ses prédécesseurs.

Unbreakable , 1987 - 1987 Jean Michal Basquiat- Samo
Unbreakable , 1987

Il est lui-même devenu l'un des personnages les plus fascinants et intrigants de l'histoire de l'art et continuera toujours d'envoûter et d'inspirer les artistes à venir.


Ce que j'aime chez Basquiat :

Pour finir , je vous joins quelques photos supplémentaires prises lors de ma visite à l'exposition Basquiat à la Fondation Louis Vuitton , en janvier 2019,  où  je me suis régalée !!!

 

J'admire beaucoup le travail de Basquiat, c'est une forme d'art qui me correspond parfaitement , ce que j'aime chez lui c'est ces mélanges de textures, de techniques, le fait de peintre sur des supports différents et souvent usagés avec une histoire. 

 

J'adore sa façon de travailler ses fonds, tout en laissant parfois apparaitre la toile brute ...

 

Et enfin , les mots,   j'aime également beaucoup l'écriture et j'apprécie que les lettres se mêlent à  l'art !

Bref,  je suis fan de Basquiat. 

 

Très belle collaboration avec Warhol , on sent bien la touche du publicitaire ...


Une de mes oeuvres que j'ai réalisé sur le thème Basquiat

Un triptyque à la peinture acrylique de 120 x 50 cm 

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